
En résumé :
- Le prix n’est jamais vraiment fixe : le coût d’une place, le supplément bagage et même le confort (en achetant une place vide) se négocient avant le départ.
- Le grand taxi est un espace social : le respect des codes implicites (placement des passagers, discrétion) est aussi crucial que la négociation du tarif.
- C’est un arbitrage permanent : le taxi est plus rapide et flexible que le bus, mais souvent moins confortable et, statistiquement, plus risqué.
- La clé est de comprendre la logique du chauffeur : son objectif est de remplir son taxi pour rentabiliser son trajet, ce qui vous donne un levier de négociation.
L’image est familière pour quiconque a préparé un voyage au Maroc : une vieille Mercedes blanche, un peu cabossée, qui semble prête à vous emmener à l’aventure sur les routes du royaume. Le grand taxi est une institution, une promesse de flexibilité et de rencontres, loin des horaires rigides des bus et des trains. Mais derrière cette image d’Épinal se cache une réalité plus complexe, source d’appréhension pour le voyageur non initié : comment être sûr de payer le juste prix ? Comment survivre à un trajet de trois heures, coincé à quatre sur une banquette prévue pour trois ?
Les conseils habituels se résument souvent à « il faut négocier » et « attendez-vous à être serré ». Ces platitudes, si elles sont vraies, ne vous donnent aucune clé pour maîtriser la situation. Elles vous positionnent en touriste passif, subissant les règles d’un jeu dont il ne connaît pas les codes. Or, la véritable astuce n’est pas de voir le grand taxi comme un simple moyen de transport, mais de le comprendre pour ce qu’il est : un système social et économique informel, avec sa propre logique, ses acteurs et ses règles non écrites.
La différence entre un voyage pénible et une expérience locale authentique et économique ne tient pas à la chance, mais à votre capacité à décrypter ce système. Il s’agit de comprendre la psychologie du chauffeur, les subtilités de l’étiquette entre passagers et la dynamique d’une station de taxis qui ressemble à un chaos organisé. Cet article n’est pas un simple mode d’emploi. C’est un guide de décodage qui vous donnera les clés pour agir non pas en touriste, mais en initié.
Pour vous aider à naviguer dans cet univers fascinant, nous allons explorer en détail les stratégies et les règles implicites du grand taxi marocain. Du calcul financier avant de monter à bord à l’art de la négociation, en passant par les codes de bonne conduite, ce guide vous prépare à transformer chaque trajet en une partie de plaisir.
Sommaire : Maîtriser l’art du grand taxi au Maroc pour un voyage fluide
- Acheter la place ou le taxi entier : quel calcul faire pour voyager confortablement sans se ruiner ?
- Stations de Grands Taxis : comment les trouver quand elles ne sont pas indiquées sur Google Maps ?
- Voyage collé-serré : quelles règles de politesse respecter quand on partage un taxi avec des locaux ?
- Valise sur le toit : pourquoi faut-il négocier le prix du bagage avant qu’il ne soit attaché ?
- Taxi vs CTM : pourquoi le taxi est plus rapide mais statistiquement plus risqué ?
- Négocier au souk : comment diviser les prix par 2 sans passer pour un radin ni un pigeon ?
- Gares routières marocaines : comment trouver votre bus dans le brouhaha sans rater le départ ?
- Se déplacer au Maroc sans voiture : comment combiner train, bus et taxi pour un voyage fluide ?
Acheter la place ou le taxi entier : quel calcul faire pour voyager confortablement sans se ruiner ?
C’est le premier dilemme face à un grand taxi : prendre une simple place et attendre qu’il se remplisse, ou privatiser le véhicule pour partir immédiatement ? La réponse n’est pas seulement une question de budget, mais un véritable calcul de rentabilité. Le chauffeur, lui, fait ce calcul en permanence. Pour comprendre sa logique, il faut savoir que selon une étude sur le système de transport par grands taxis au Maroc, ses revenus mensuels tournent autour de 5000 DH dans une grande ville. Chaque trajet doit donc être optimisé. Son but est de partir avec 6 passagers (4 à l’arrière, 2 à l’avant à côté de lui) le plus vite possible.
Pour un voyageur solo ou en couple, l’option « taxi entier » est souvent hors de prix. Un trajet comme Marrakech-Essaouira peut coûter jusqu’à 1000 DHS en privatisé. Mais il existe une stratégie intermédiaire, beaucoup plus maline : acheter le confort. Si la banquette arrière est vide et que vous êtes deux, proposez de payer 3 places au lieu de 2. Vous garantissez ainsi qu’un seul autre passager montera à l’arrière, vous assurant un espace vital pour un surcoût modéré. Si vous êtes seul, payer 2 places peut vous garantir de n’être que trois derrière.
Le calcul est simple : si un trajet coûte 80 DH par personne, payer 160 DH (pour deux) ou 240 DH (pour trois) est bien plus avantageux que les 480 DH du taxi entier (6 places x 80 DH). Vous accélérez le départ en rendant le taxi « presque plein » et vous vous offrez un confort inestimable. C’est une négociation où tout le monde est gagnant : le chauffeur part plus vite et vous voyagez mieux. N’oubliez pas d’avoir de la monnaie ; payer en liquide est la norme et tendre un billet de 200 DH pour une course à 80 DH peut créer des tensions inutiles.
Stations de Grands Taxis : comment les trouver quand elles ne sont pas indiquées sur Google Maps ?
Vous avez décidé de tenter l’aventure, mais un obstacle de taille se présente : où trouver ces fameux grands taxis ? Contrairement aux aéroports ou aux gares ONCF, les stations de grands taxis sont rarement signalées sur les applications de cartographie. Elles font partie de ce système informel, connu des locaux mais invisible pour le visiteur. Pas de panique, les trouver est plus simple qu’il n’y paraît. La règle d’or est de chercher aux points névralgiques de la ville.
Les stations sont presque toujours situées à proximité immédiate des gares routières principales (« mahatta al-karat »). Si vous cherchez un bus, vous trouverez forcément des grands taxis à côté. Cherchez aussi près des grands marchés (souks) ou des portes principales de la médina (les « Bab »). Ces lieux sont des hubs naturels de transport. Dans le doute, la technique la plus simple et la plus efficace reste de demander. Adressez-vous à un petit taxi rouge (en ville) et demandez-lui de vous déposer à la « mahatta dyal taxi kbir l… » (la station des grands taxis pour…), en précisant votre destination. Il vous y mènera directement.
Une fois sur place, ne soyez pas intimidé par l’effervescence. Des dizaines de Mercedes blanches, des chauffeurs qui crient des destinations, des voyageurs qui négocient… C’est un chaos apparent mais très organisé. Observez la scène pour comprendre sa logique.

Comme le montre cette scène, tout est une question d’interaction. Des « rabatteurs » (souvent des chauffeurs eux-mêmes) sont là pour orienter les passagers. Annoncez clairement votre destination, et on vous dirigera vers le taxi qui se remplit pour cette ville. C’est à ce moment-là que la négociation du prix de la place et du bagage commence, avant même de toucher la portière.
Voyage collé-serré : quelles règles de politesse respecter quand on partage un taxi avec des locaux ?
Ça y est, vous êtes dans le taxi. Le chauffeur a trouvé ses 6 passagers et le voyage commence. Vous êtes désormais dans un micro-espace social partagé pour plusieurs heures. Le confort physique est une chose, mais le confort social en est une autre, tout aussi importante. Respecter l’étiquette implicite du partage est la clé pour que le trajet se passe bien pour tout le monde. La première règle est de comprendre la hiérarchie des places : les places près des fenêtres sont tacitement réservées aux femmes et aux personnes âgées. Si vous êtes un homme jeune et en forme, attendez-vous à occuper la place du milieu sur la banquette arrière, la moins confortable.
Ce système, bien que déroutant pour un Occidental, est une forme de courtoisie. Il faut l’accepter sans discuter. L’expérience peut être éprouvante, comme le rappelle ce témoignage souvent partagé par les voyageurs :
Ce système de partage est économique, mais pas toujours très confortable pour les longs trajets en été : sept personnes (chauffeur inclus) sont entassées dans une Mercedes quatre portes des années 1970-1980 sans climatisation.
Pour rendre ce moment plus agréable, suivez quelques règles de bon sens et de politesse locale. Voici l’essentiel à savoir :
- Discrétion sonore : Évitez les conversations téléphoniques bruyantes. Si vous écoutez de la musique ou un podcast, l’usage des écouteurs est absolument obligatoire.
- Le langage du corps : Les Marocains sont pudiques. Évitez les contacts physiques non nécessaires, même si l’espace est réduit. Les femmes voyageant seules se sentiront souvent plus à l’aise si elles peuvent s’asseoir à côté d’une autre femme.
- La conversation : Un « Salam » en montant est toujours apprécié. Cependant, ne forcez pas la conversation. Certains passagers souhaitent voyager en silence. Apprenez à décoder les signaux : si votre voisin répond poliment mais brièvement, il n’est probablement pas d’humeur à discuter.
- Accepter la promiscuité : Oui, vous serez serrés. C’est la règle du jeu. Se plaindre ou montrer son agacement ne fera que créer une mauvaise ambiance. Prenez-le comme une partie intégrante de l’expérience.
Valise sur le toit : pourquoi faut-il négocier le prix du bagage avant qu’il ne soit attaché ?
Vous avez négocié votre place, vous êtes prêt à partir, mais il reste un détail crucial : votre valise ou votre gros sac à dos. La règle d’or est simple et non-négociable : le prix du bagage se discute AVANT qu’il ne soit solidement arrimé sur la galerie du toit. Une fois la valise là-haut, ficelée avec art par le chauffeur, votre pouvoir de négociation tombe à zéro. Vous êtes piégé, et le chauffeur le sait.
Il n’y a pas de tarif officiel, mais il existe un prix « raisonnable » que les locaux connaissent. En général, il faut compter entre 5 et 10 dirhams par bagage, selon sa taille et la distance. Certains chauffeurs tenteront de vous demander 20, 30, voire 50 DH, en particulier si vous avez l’air d’un touriste pressé. Ne cédez pas à la pression. La meilleure stratégie est d’inclure le bagage dans la négociation initiale. Annoncez le prix que vous êtes prêt à payer pour « la place ET le bagage » (« blassa o chanta »).
Cette approche globale évite les mauvaises surprises. Si le chauffeur refuse, restez calme et soyez prêt à attendre le taxi suivant. Cette fermeté polie montre que vous connaissez les usages. Comme le rappelle un guide pratique sur le sujet, cette étape est fondamentale :
Attention, ce forfait se négocie ! Renseignez-vous autour de vous.
– O-Maroc, Guide pratique du taxi marocain
En pratique, regardez ce que paient les autres passagers marocains. Si vous ne parlez pas arabe, montrez votre valise et un billet de 10 DH en même temps que vous payez votre place. Le message est clair : c’est un package. En agissant ainsi, vous transformez une potentielle arnaque en une simple formalité, et vous vous assurez un départ sans stress.
Taxi vs CTM : pourquoi le taxi est plus rapide mais statistiquement plus risqué ?
Le grand taxi n’est pas la seule option pour voyager entre les villes. Les compagnies de bus comme CTM ou Supratours offrent une alternative plus structurée. Le choix entre les deux dépend de vos priorités : vitesse, confort, flexibilité ou sécurité. Le grand taxi gagne presque toujours sur le plan de la rapidité. Il ne fait pas (ou peu) d’arrêts intermédiaires et dépose les passagers directement en centre-ville, alors que le bus s’arrête dans des gares routières parfois excentrées. De plus, sa flexibilité est un atout : un taxi part dès qu’il est plein, vous n’êtes pas contraint par un horaire fixe.
Cependant, cette vitesse a un coût, et il n’est pas seulement financier. La sécurité est un facteur à prendre très au sérieux. Les véhicules sont souvent anciens et l’entretien peut être aléatoire. De plus, la pression économique pousse certains chauffeurs à une conduite rapide pour enchaîner les courses. Les statistiques officielles confirment cette réalité : les derniers indicateurs de sécurité routière de la NARSA montrent une hausse de 34,29% des tués pour les usagers des taxis et du transport mixte. C’est un risque à ne pas ignorer.
Cette dualité entre la rapidité du taxi et la sécurité du bus est au cœur du choix du voyageur. D’un côté, l’efficacité et l’aventure, de l’autre, la tranquillité d’esprit et un confort supérieur.

Pour y voir plus clair, voici une comparaison directe des deux options :
| Critère | Grand Taxi | Bus CTM |
|---|---|---|
| Vitesse | Plus rapide (trajet direct) | Plus lent (arrêts multiples) |
| Confort | 7 personnes entassées | Places individuelles |
| Sécurité | Risqué (véhicules anciens, conduite rapide) | Plus sûr (véhicules entretenus) |
| Flexibilité | Départ quand plein | Horaires fixes |
| Prix | Variable selon négociation | Tarif fixe affiché |
Négocier au souk : comment diviser les prix par 2 sans passer pour un radin ni un pigeon ?
L’art de la négociation, essentiel pour le grand taxi, atteint son paroxysme dans les souks. Bien que le contexte soit différent, maîtriser les techniques de marchandage pour un tapis ou des babouches vous donnera une confiance et des compétences redoutables pour tous vos échanges commerciaux au Maroc. La clé n’est pas d’être agressif, mais de transformer la transaction en un jeu social, une conversation respectueuse. Passer pour un pigeon est vexant, mais être perçu comme un radin qui ne respecte pas le travail de l’artisan est pire.
Le secret est de trouver un juste milieu. Un petit tapis berbère annoncé à 1000 MAD peut raisonnablement se négocier autour de 400 MAD, mais espérer l’obtenir à 100 MAD est insultant. Il faut garder à l’esprit la nuance apportée par des voyageurs expérimentés :
Le prix doit être respectueux du travail produit. Les prix marocains sont bien moins chers que les prix européens, mais il y a souvent des heures de travail manuel derrière.
– Les Petites Expériences, Guide de négociation au souk
Pour atteindre cet équilibre, une méthode en plusieurs étapes est redoutablement efficace. Il s’agit d’une chorégraphie sociale plus que d’une bataille de chiffres. Appliquez ce plan d’action pour transformer chaque négociation en une expérience réussie.
Votre plan d’action pour une négociation réussie au souk
- Repérage et création de lien : Faites un premier tour sans intention d’acheter. Prenez le temps, engagez de brèves conversations, demandez des prix « pour voir » afin d’établir une base de comparaison et de créer un premier contact amical.
- L’expression de la surprise : Une fois un objet choisi et le prix annoncé par le vendeur, ne contre-proposez pas immédiatement. Marquez une pause, reposez l’objet doucement et lancez un « ghali bzef ! » (« c’est très cher ! ») avec un sourire mi-amusé, mi-déçu.
- La première contre-offre : Proposez un prix qui correspond à environ 30-40% du prix initial. Le vendeur refusera, mais le vrai dialogue commence alors. Il baissera son prix, vous augmenterez le vôtre, jusqu’à trouver un terrain d’entente.
- La technique de la retraite : Si le prix ne vous convient toujours pas, remerciez poliment (« choukran ») et commencez à partir. Dites « Lah y sahel » (« Que Dieu facilite les choses »). Dans 80% des cas, le vendeur vous rappellera pour accepter votre dernière offre.
- Finalisation avec le sourire : Une fois le prix convenu, serrez la main du vendeur, remerciez-le chaleureusement et partez avec votre achat. La transaction doit se conclure sur une note positive pour les deux parties.
Gares routières marocaines : comment trouver votre bus dans le brouhaha sans rater le départ ?
Les gares routières sont le cœur battant du transport au Maroc. C’est un monde en soi, un mélange de couleurs, de sons et d’odeurs où se côtoient bus, grands taxis, voyageurs, vendeurs ambulants et rabatteurs. Pour le voyageur non averti, ce « brouhaha » peut être intimidant et désorientant. Pourtant, derrière ce chaos apparent se cache une organisation bien huilée, que ce soit pour les bus ou les grands taxis qui partagent souvent le même espace.
La première chose à comprendre est le rôle des « rabatteurs ». Contrairement à leur réputation parfois négative, dans une gare routière, ils sont souvent des facilitateurs. Dès votre arrivée, quelqu’un vous demandera où vous allez. N’ayez pas peur, répondez clairement. Cette personne n’est pas là pour vous arnaquer mais pour vous orienter vers le bon quai de bus ou la bonne file de taxis. Pour les grands taxis, le système est particulièrement efficace : on vous mènera directement au chauffeur dont c’est le tour de partir pour votre destination. Pas besoin de chercher, le système vient à vous.
Cette organisation repose sur un principe de file d’attente stricte et respectée, comme le décrit avec humour un voyageur habitué :
C’est comme à la boucherie, les chauffeurs de taxis font la queue et ils partent dans l’ordre où ils sont arrivés, pas de resquilleur.
Pour les bus, le processus est un peu différent. Repérez les guichets des différentes compagnies (CTM, Supratours, et une myriade de compagnies locales). Si vous avez déjà votre billet, cherchez le numéro du quai (« quai » ou « rasif ») indiqué dessus. Les destinations sont souvent criées à pleins poumons par les employés quelques minutes avant le départ. Tendez l’oreille et n’hésitez pas à montrer votre billet à un uniforme pour confirmation. La clé est de rester proactif : ne restez pas dans votre coin en attendant passivement. Bougez, demandez, montrez votre billet. C’est ainsi que vous vous assurez de ne pas rater votre départ.
À retenir
- La clé du voyage en grand taxi est de passer d’un statut de touriste passif à celui d’acteur informé qui comprend les règles du jeu.
- Le confort et le prix ne sont pas fixes ; ce sont des variables que vous pouvez influencer par une négociation maline et respectueuse.
- Combiner les transports (train, bus, taxi) est la stratégie la plus efficace pour un voyage fluide, en choisissant le bon outil pour chaque type de trajet.
Se déplacer au Maroc sans voiture : comment combiner train, bus et taxi pour un voyage fluide ?
Voyager au Maroc sans son propre véhicule est non seulement possible, mais c’est aussi le meilleur moyen de s’immerger dans la vie locale. La clé d’un voyage réussi réside dans la capacité à combiner intelligemment les différents modes de transport à votre disposition : le train, le bus et, bien sûr, le grand taxi. Chacun a son rôle à jouer dans votre itinéraire. Le grand taxi, avec un parc de plus de 50 000 véhicules dans le pays, est l’outil indispensable pour la flexibilité et pour atteindre les destinations non desservies par les grands axes.
Considérez votre plan de transport comme une boîte à outils. Le train (ONCF) est votre outil de prédilection pour les longues distances entre les grandes villes impériales (Marrakech, Casablanca, Fès, Tanger). Il est confortable, fiable et relativement rapide. Le bus (CTM ou Supratours) prend le relais là où le train ne va pas. C’est la solution idéale pour les liaisons inter-villes à budget maîtrisé, avec un réseau très étendu qui couvre presque tout le pays. Son confort est standardisé et ses tarifs sont fixes, ce qui évite toute négociation.
Enfin, le grand taxi est votre couteau suisse. Il est parfait pour les trajets régionaux de moyenne distance (par exemple, de Fès à Meknès), pour effectuer le « dernier kilomètre » entre une gare et votre destination finale, ou pour vous aventurer dans des zones plus reculées. C’est là que sa flexibilité et sa rapidité (une fois plein) sont imbattables. Le petit taxi, quant à lui, est exclusivement réservé à vos déplacements à l’intérieur d’une même ville. Le tableau suivant synthétise la meilleure façon d’utiliser chaque transport.
| Moyen de transport | Avantages | Inconvénients | Quand l’utiliser |
|---|---|---|---|
| Train ONCF | Confortable, fiable, rapide | Réseau limité aux grandes villes | Longues distances entre grandes villes |
| Bus CTM/Supratours | Réseau étendu, tarif fixe | Plus lent, horaires fixes | Liaisons ville-ville, budget serré |
| Grand Taxi | Flexible, départ rapide si plein | Confort limité, sécurité variable | Destinations régionales, dernier kilomètre |
| Petit Taxi | Pratique en ville, compteur | Limité au périmètre urbain | Trajets intra-urbains courts |
En maîtrisant ces quelques clés de décodage, vous transformerez le grand taxi d’une source d’incertitude en un formidable outil de voyage, économique et riche en rencontres. Il ne vous reste plus qu’à vous lancer et à planifier votre prochain itinéraire marocain en toute sérénité.