Publié le 15 mai 2024

La première classe en train au Maroc n’est pas un achat de confort, mais une assurance stratégique contre les frictions logistiques et culturelles d’un voyage.

  • Elle simplifie drastiquement la réservation avec une carte bancaire étrangère et réduit le stress en gare.
  • Elle garantit un standard de ponctualité et de service plus proche des attentes européennes, surtout sur les longs trajets.

Recommandation : Pour quelques euros de plus, considérez la 1ère classe comme un investissement direct dans la sérénité et l’optimisation de votre temps de vacances, bien au-delà du simple siège plus large.

Pour le voyageur européen, habitué à la ponctualité quasi-métronomique d’un TGV Inoui ou d’un ICE allemand, l’idée de prendre le train au Maroc évoque des images de paysages défilant lentement, une aventure authentique sur les rails. La question du choix entre la 1ère et la 2ème classe semble alors simple : un arbitrage entre budget et confort. On se dit que pour une poignée d’euros, on s’offre un siège un peu plus large et la climatisation. Une vision juste, mais terriblement incomplète. Le réseau ferroviaire marocain est en pleine expansion, et les chiffres sont éloquents : avec plus de 55 millions de voyageurs transportés en 2024, le train est un pilier du transport national.

Cependant, cette popularité s’accompagne de réalités locales que l’on découvre souvent trop tard. Les conseils habituels se contentent de mentionner la réservation à l’avance et la différence de confort. Mais si le véritable enjeu n’était pas là ? Et si ces quelques euros de différence entre les deux classes n’achetaient pas seulement un meilleur siège, mais une véritable assurance contre une cascade de frictions logistiques, temporelles et culturelles ? L’argument de cet article est simple : la 1ère classe n’est pas un luxe, c’est un investissement stratégique. C’est l’outil qui transforme un voyage potentiellement stressant en une expérience fluide et maîtrisée. Nous allons décortiquer, point par point, pourquoi ce petit surcoût représente le meilleur « dividende de sérénité » que vous puissiez vous offrir pour explorer le Maroc.

Cet article va analyser les aspects les plus concrets du voyage en train au Maroc, de la réservation à la sécurité en gare, pour vous démontrer la valeur cachée de ce choix. Vous découvrirez des astuces pratiques et des stratégies pour faire du rail votre meilleur allié.

Cartes étrangères refusées : comment réussir à réserver sur le site ONCF sans crise de nerfs ?

La première friction logistique pour le voyageur étranger se présente avant même d’avoir mis un pied au Maroc : la réservation en ligne. Le site de l’ONCF (Office National des Chemins de Fer) est connu pour être capricieux avec les cartes bancaires non marocaines. Il n’est pas rare de voir son paiement refusé sans explication, transformant une simple réservation en véritable parcours du combattant. C’est ici que le choix de la 1ère classe offre son premier avantage indirect : la tranquillité d’esprit. Sachant que vous pouvez plus facilement acheter votre billet au guichet quelques jours avant, même en haute saison, sans craindre que tout soit complet, vous pouvez planifier votre arrivée plus sereinement.

Pour ceux qui tiennent à réserver à distance, plusieurs stratégies de contournement existent. La première consiste à privilégier une carte Visa plutôt qu’une Mastercard, qui semble avoir un meilleur taux de succès. Une autre option est de passer par l’application mobile ONCF Connect, qui utilise parfois des passerelles de paiement différentes du site web. Si ces tentatives échouent, des plateformes tierces comme 12go.com ou Bookaway agissent comme intermédiaires et acceptent sans problème les cartes internationales, moyennant une petite commission. En dernier recours, si vous avez un contact sur place ou via des agences spécialisées, ils pourront effectuer l’achat pour vous. L’alternative la plus simple reste cependant d’acheter vos billets directement au guichet une fois arrivé au Maroc. Préparez simplement le numéro du train, l’heure et la destination pour faciliter la transaction.

Ponctualité des trains : sur quels axes faut-il prévoir une marge de sécurité de 2 heures ?

La notion de ponctualité est sans doute le plus grand « décalage de standards » entre les attentes d’un voyageur européen et la réalité du réseau marocain conventionnel. Il est crucial de distinguer deux mondes ferroviaires qui coexistent. D’un côté, la ligne à grande vitesse Al Boraq, qui relie Tanger, Kénitra, Rabat et Casablanca. Sur cet axe, la fiabilité est remarquable et comparable aux standards européens. Les données le confirment : le service TGV Al Boraq a transporté 5,5 millions de voyageurs en 2024, avec un taux de ponctualité très élevé, en faisant une option sûre pour les correspondances importantes.

De l’autre côté, il y a le reste du réseau, les trains « Al Atlas », qui desservent des villes comme Fès, Meknès ou Marrakech. Sur ces lignes, souvent à voie unique, les retards sont fréquents et peuvent parfois atteindre une à deux heures. Pour un trajet comme Fès-Marrakech, il est donc impératif de prévoir une marge de sécurité très large, surtout si vous avez un vol, une réservation d’hôtel avec une arrivée tardive ou une autre correspondance. La 1ère classe n’accélère pas le train, mais elle rend l’attente infiniment plus supportable : un siège confortable, la climatisation fonctionnelle et un environnement plus calme transforment un retard agaçant en un simple moment de lecture. Pour suivre la situation, l’application ONCF Trafic permet de géolocaliser son train en temps réel.

Vue macro d'une main tenant un smartphone montrant l'application ONCF Trafic en arrière-plan flou

Cette distinction est fondamentale dans la planification. Choisir un train Al Atlas, c’est accepter une part d’incertitude. Le petit surcoût de la 1ère classe devient alors un « dividende de sérénité » : il ne garantit pas l’heure d’arrivée, mais il garantit que le voyage, quelle que soit sa durée, restera une expérience plaisante plutôt qu’une épreuve.

Marrakech-Tanger de nuit : l’expérience en couchette vaut-elle l’économie d’une nuit d’hôtel ?

Pour les très longues distances comme le trajet de près de 10 heures entre Marrakech et Tanger, le train de nuit semble être une solution magique : on économise une nuit d’hôtel et une journée de transport. Mais est-ce vraiment un bon calcul ? L’expérience en couchette est une aventure en soi, mais elle demande une certaine préparation. Le confort est basique : les compartiments comptent quatre couchettes, un oreiller et une couverture sont fournis. Il est vivement conseillé d’emporter un masque de sommeil, des bouchons d’oreilles et, pour les plus précautionneux, un drap de voyage ou un sac de couchage léger pour plus d’hygiène et de confort. Pensez également à un petit cadenas pour sécuriser votre bagage principal et à une batterie externe, les prises étant rares et souvent convoitées.

La décision se résume à un arbitrage entre coût, temps et confort. Pour vous aider à visualiser les compromis, voici une comparaison directe basée sur l’expérience de nombreux voyageurs.

Comparaison : train de nuit couchette vs. hôtel + train de jour
Critère Train de nuit couchette Hôtel + train jour
Coût total 150-200 DH (couchette) + billet train 400-600 DH (hôtel) + billet train
Temps de voyage utile 0h (voyage pendant sommeil) 10h de journée perdues
Confort Basique mais suffisant Meilleur repos à l’hôtel
Gain touristique 1 jour complet gagné Aucun

Le verdict est clair : si votre priorité est d’optimiser votre temps de visite et votre budget, le train de nuit est imbattable. Vous arrivez au petit matin à destination, prêt à explorer, après avoir économisé le prix d’une nuit d’hôtel. Cependant, si vous avez besoin d’une nuit de sommeil parfaitement réparatrice avant une journée importante, le confort supérieur d’un vrai lit d’hôtel suivi d’un trajet de jour (en 1ère classe pour le rendre agréable) sera un meilleur choix. Le train de nuit n’est pas un hôtel sur rails, mais un formidable outil d’optimisation de voyage pour l’aventurier pragmatique.

Wagon-bar ou pique-nique : que prévoir pour ne pas mourir de faim sur un trajet de 6 heures ?

Un trajet de 4 heures entre Casablanca et Fès ou de 7 heures entre Fès et Marrakech soulève inévitablement la question de la restauration. Le voyageur européen pourrait s’attendre à trouver un wagon-bar bien achalandé, à l’image des services ferroviaires de son pays. La réalité marocaine est différente. Si un service ambulant existe sur la plupart des lignes, il se limite souvent à des options très basiques : café soluble, thé à la menthe, boissons gazeuses et quelques sandwichs ou snacks industriels. Sur la ligne Al Boraq, l’offre a été récemment améliorée avec le menu ‘Chhiwat Mama’, qui propose des plats un peu plus authentiques, mais les prix restent élevés pour la qualité offerte.

Face à cette offre limitée, la meilleure stratégie, et de loin la plus agréable, est d’adopter la coutume locale : préparer son propre pique-nique. C’est non seulement plus économique et plus savoureux, mais c’est aussi une excellente façon de s’immerger dans la culture. Avant de partir, un passage par un marché ou une boulangerie de quartier vous permettra de composer un festin. C’est aussi un excellent moyen d’engager la conversation avec vos voisins de compartiment, le partage de nourriture étant un pilier de l’hospitalité marocaine.

Scène chaleureuse de partage de nourriture dans un compartiment de train marocain

Voici quelques idées pour composer le pique-nique parfait pour un long trajet en train :

  • Du khobz (pain rond traditionnel) garni de fromage « La Vache qui rit » et de tomates.
  • Des brochettes de poulet ou de kefta achetées le matin même, délicieuses même froides.
  • Quelques pâtisseries marocaines comme les cornes de gazelle ou la chebakia pour la touche sucrée.
  • Des fruits secs, des dattes et des amandes pour l’énergie.
  • Une grande bouteille d’eau (indispensable, surtout en été).

Vols en gare : les techniques des pickpockets à Casa-Voyageurs que vous devez connaître

Les gares marocaines, en particulier les plus grandes comme Casa-Voyageurs à Casablanca ou la gare de Marrakech, sont des lieux de vie bouillonnants. Cette effervescence, bien que dépaysante, peut aussi attirer des pickpockets qui ciblent les voyageurs distraits. Il ne s’agit pas de sombrer dans la paranoïa, car le Maroc reste un pays très sûr, mais de connaître les scénarios types pour les éviter. L’un des principaux avantages de la 1ère classe réside ici : l’accès à une salle d’attente dédiée (« salon Al Boraq » ou salon 1ère classe) et un embarquement souvent plus canalisé permettent d’éviter la cohue des quais, principal terrain de jeu des voleurs à la tire.

Selon les retours d’expérience de voyageurs aguerris, compilés notamment par des experts comme sur le site The Man in Seat 61, trois techniques sont particulièrement courantes. La première est la « bousculade organisée » : au moment de monter dans le train, un complice crée une obstruction ou vous bouscule, détournant votre attention pendant qu’un autre fouille vos poches ou votre sac à dos. La deuxième est celle du « faux porteur » : une personne vous saisit vos bagages avec insistance pour les monter à bord et exige ensuite une somme exorbitante pour ce « service ». Refusez poliment mais fermement toute aide non sollicitée. Enfin, la technique de la « tache » consiste à renverser « accidentellement » une boisson ou de la nourriture sur vous pour créer une diversion et profiter de votre confusion pour vous détrousser.

La parade est simple : restez vigilant, gardez vos objets de valeur (passeport, téléphone, argent) dans une poche avant ou une sacoche ventrale, et soyez particulièrement attentif lors des phases d’embarquement et de débarquement. Le choix de la 1ère classe, en vous isolant de la foule, agit comme une première barrière de sécurité passive très efficace.

Se déplacer au Maroc sans voiture : comment combiner train, bus et taxi pour un voyage fluide ?

Le Maroc se prête merveilleusement bien à un voyage sans voiture, à condition de bien comprendre comment articuler les différents modes de transport. Le train constitue l’épine dorsale de ce système, reliant les grandes villes impériales et côtières avec efficacité. Cependant, le réseau ferroviaire ne couvre pas tout le territoire. C’est là qu’intervient la complémentarité avec les bus. L’ONCF l’a bien compris et s’appuie sur un réseau de bus très étendu : le réseau Supratours, sa filiale routière, prolonge les lignes de train vers des destinations touristiques majeures comme Essaouira, Agadir ou les portes du désert à Merzouga. Les billets combinés train+bus s’achètent directement en gare, assurant une correspondance fluide.

Pour les trajets plus courts ou pour atteindre des sites spécifiques non desservis, les taxis sont incontournables. Il faut distinguer les « petits taxis » (urbains, avec compteur) des « grands taxis » (interurbains, souvent des Mercedes anciennes, qui fonctionnent en mode partagé). Le choix du bon mode de transport dépend donc de la destination, du temps et du budget. Voici une matrice de décision simple pour vous guider, basée sur les recommandations de guides de référence comme le Lonely Planet.

Matrice de décision : quel transport pour quelle destination ?
Trajet type Meilleur moyen Temps indicatif Coût indicatif
Marrakech-Essaouira Bus Supratours 3h 80 DH
Casablanca-Fès Train Al Atlas (1ère cl.) 4h 150-200 DH
Meknès-Volubilis Grand taxi partagé 45min 25 DH/personne
Gare-Centre ville Petit taxi (avec compteur) 15-20min 20-30 DH

Maîtriser cette articulation est la clé d’un voyage réussi. On prend le train pour les grands axes, on bascule sur un bus confortable Supratours ou CTM pour les villes non desservies, et on utilise le grand taxi pour les excursions locales. Cette stratégie multimodale offre une flexibilité et une immersion que la location de voiture ne permet pas toujours.

Pour un voyage sans accroc, il est crucial de penser son itinéraire comme un puzzle logistique où chaque moyen de transport a sa place.

Circuit des Villes Impériales : dans quel ordre les visiter pour suivre la chronologie historique ?

Le circuit des Villes Impériales (Rabat, Meknès, Fès, Marrakech) est un classique marocain. Le faire en train est non seulement possible, mais c’est aussi le moyen le plus confortable et le plus logique pour relier ces joyaux historiques. Pour optimiser les déplacements et suivre une certaine chronologie, l’ordre de visite a son importance. Un itinéraire intelligent consiste à commencer par la capitale actuelle pour remonter vers la plus ancienne des cités impériales, avant de redescendre vers le sud.

Comme le souligne un expert du Cercle des Voyages dans son guide dédié :

Ne consacrez pas plus d’une journée à Meknès si vous voyagez depuis Fès, mais prévoyez 3 jours pleins pour Fès.

– Expert Cercle des Voyages, Guide des villes impériales en train

Cette remarque souligne l’importance de bien allouer son temps. Fès, avec sa médina labyrinthique, demande du temps pour être appréciée, tandis que Meknès peut se visiter plus rapidement. Pour vous aider à structurer votre périple, voici un plan d’action qui tire le meilleur parti du réseau ferroviaire.

Vue panoramique depuis un train traversant les paysages entre les villes impériales du Maroc

Votre feuille de route pour les Villes Impériales en train

  1. Arrivée et transfert : Atterrissez à Casablanca (CMN) et prenez immédiatement un train direct pour Rabat (environ 1h). Installez-vous pour 2 nuits.
  2. Exploration de Rabat : Consacrez deux jours pleins à la capitale actuelle, entre la kasbah des Oudayas, la tour Hassan et le mausolée Mohammed V.
  3. Cap sur Fès : Prenez un train direct Rabat-Fès (environ 2h30). Prévoyez 3 jours complets pour vous perdre dans la médina, la plus grande du monde arabe.
  4. Excursion à Meknès : Depuis Fès, faites une excursion d’une journée à Meknès. Le trajet en train ne dure que 45 minutes, ce qui en fait une visite facile et rapide.
  5. La grande traversée vers Marrakech : Prenez le train direct Fès-Marrakech (environ 7h). C’est un long trajet : le confort de la 1ère classe y prend tout son sens. Terminez votre voyage par 3 jours dans la trépidante « ville rouge ».

Suivre cet itinéraire vous assure des déplacements fluides et une découverte progressive des différentes facettes de l’histoire marocaine. C’est la preuve que le train peut structurer l'ensemble de votre circuit culturel.

À retenir

  • La 1ère classe en train au Maroc est moins un luxe qu’une stratégie : elle achète de la sérénité face aux frictions de réservation, de ponctualité et de sécurité.
  • Le réseau ferroviaire marocain est à deux vitesses : le TGV « Al Boraq » est fiable et ponctuel, tandis que les lignes classiques « Al Atlas » nécessitent de prévoir de larges marges de sécurité.
  • Pour un voyage sans voiture, le train est la colonne vertébrale à compléter intelligemment avec les bus (Supratours/CTM) pour les destinations non desservies et les taxis pour les trajets locaux.

Gares routières marocaines : comment trouver votre bus dans le brouhaha sans rater le départ ?

Lorsque le train ne peut vous amener à destination, les gares routières deviennent votre porte d’entrée vers le reste du Maroc. Et là encore, il existe une distinction fondamentale qui change toute l’expérience du voyageur. D’un côté, vous avez les compagnies privées comme CTM et Supratours, qui possèdent leurs propres terminaux. Ces gares sont propres, organisées, avec des guichets clairs, des salles d’attente et un affichage électronique des départs. L’expérience y est très proche d’une gare routière européenne : simple et sans stress.

De l’autre, il y a les gares routières publiques, que l’on trouve dans chaque ville. C’est une expérience bien plus… immersive. Un brouhaha constant, des dizaines de bus de compagnies différentes, et des rabatteurs qui crient les destinations pour attirer les clients. Pour le voyageur non averti, s’y retrouver peut être intimidant. La clé est de ne pas se laisser déborder. Si vous cherchez une destination précise, n’hésitez pas à demander de l’aide à un rabatteur, mais suivez une règle d’or : payez toujours votre billet au guichet officiel de la compagnie, et jamais directement au rabatteur. Quelques mots de darija (l’arabe dialectal marocain) peuvent aussi grandement faciliter les choses : « Fin kayn l’car dial [ville]? » (Où est le bus pour…?) ou « Bch’hal? » (Combien ?).

Cette connaissance des différents écosystèmes de transport est le dernier maillon d’une stratégie de déplacement réussie. C’est en sachant quand privilégier la simplicité d'une compagnie privée et quand s'aventurer dans le chaos organisé d'une gare publique que l’on devient un voyageur autonome et efficace au Maroc.

En fin de compte, voyager en train au Maroc, et plus largement se déplacer dans le pays, est une question de stratégie. Le choix de la 1ère classe pour 15 euros de plus n’est que la partie la plus visible d’une approche plus globale : celle qui consiste à anticiper les frictions pour maximiser la sérénité. C’est en appliquant cette philosophie à chaque étape de votre itinéraire que vous transformerez votre voyage en une aventure fluide et inoubliable.

Questions fréquentes sur le voyage en train au Maroc

Quelle est la différence entre CTM/Supratours et les gares routières publiques ?

Les compagnies CTM et Supratours ont leurs propres terminaux organisés avec guichets, salles d’attente et affichage des départs. L’expérience y est calme et structurée. Les gares publiques, quant à elles, sont beaucoup plus chaotiques mais offrent un plus grand choix de destinations et de fréquences, souvent à des prix légèrement inférieurs.

Comment gérer les rabatteurs en gare routière ?

Dans les terminaux privés de CTM ou Supratours, il n’y a pas de rabatteurs ; vous pouvez donc les ignorer si vous en croisez à l’extérieur. Dans une gare routière publique, ils peuvent être utiles pour vous orienter. Donnez-leur clairement votre destination, suivez-les jusqu’au guichet de la compagnie de bus, mais ne leur donnez jamais d’argent. Le billet se paie uniquement et directement au guichetier officiel.

Quelles phrases essentielles en darija pour se débrouiller ?

Quelques mots peuvent grandement faciliter la communication : ‘Fin kayn l’car dial [ville]?’ (Où est le bus pour [ville]?), ‘Bch’hal?’ (Combien ça coûte?), ‘Waqtach ghadi?’ (À quelle heure ça part?), et ‘Choukran’ (Merci).

Rédigé par Sophie Delacroix, Consultante en logistique de voyage et expatriée au Maroc depuis 18 ans. Elle aide les voyageurs à naviguer les complexités administratives, les transports et l'organisation pratique pour éviter les pièges classiques.